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13-10-2021 | Par : Simon Audoire

Comment se portent nos érablières au Québec?

Avec une demande toujours croissante et une production en repli, les stocks de sirop d’érable ont été au plus bas en 2021. La profession a réagi pour favoriser les agrandissements et installations en augmentant les droits à produire. Le contexte semble prometteur, à ceci près que la crise sanitaire a durement affecté les érablières tournées vers la vente directe et la restauration.

Les acériculteurs font continuellement preuve d’adaptation. Ils sont aussi en permanence confrontés aux aléas de la vie de leur entreprise que sont le financement pour s’agrandir ou s’installer, la vente ou la transmission. L’évaluation de leur propriété est pour cela une étape essentielle. Ils doivent donc être accompagnés par un professionnel maîtrisant les méthodes d’évaluation et au fait des tendances du marché.

Un contexte favorable aux producteurs, à une pandémie près…

La campagne acéricole du printemps était une année moyenne au Québec pour la production. Avec un volume d’environ 133 millions de livres, la production est en net repli si l’on considère les années 2019 (environ 166 millions de livres) et surtout 2020 (plus de 170). La campagne se caractérisait par un rendement relativement bas, soit 2,75 livres par entaille, alors que depuis 5 ans, celui-ci avoisinait régulièrement les 3,5 livres par entaille.

Dans le même temps, les ventes de sirop progressaient sans discontinuité d’année en année. En 2020, un record a été battu avec 147 millions de litres. La réserve stratégique a permis de faire face à la demande dans un contexte de production limitée. Les stocks sont cependant passés de 107 millions de livres au 1er mars 2021 à 80 en juin de la même année. Dans ce contexte, les producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont été à l’initiative de la libération de 7 millions de nouvelles entailles destinées aussi bien aux installations de nouveaux acériculteurs qu’aux agrandissements. Notons qu’en 2020 il y avait 48,8 millions d’entailles en exploitation, selon l’enquête d’AGÉCO.

Environ 11 300 acériculteurs et acéricultrices produisent actuellement au sein de 7 400 entreprises. Si le contexte est favorable à une majorité d’entre eux, la situation sanitaire a des effets désastreux sur les 200 à 250 cabanes à sucre proposant des repas traditionnels, en somme celles orientées vers l’agro-tourisme. Si certains se résignent à limiter leur activité à la production en vrac, d’autres attendent le bout du tunnel et le retour à une situation normale.

Source : Statistiques acéricoles 2021, https://ppaq.ca/app/uploads/2021/06/Dossier_statistiques_2020.pdf

L’évaluation d’une érablière

Que ce soit dans le cadre d’une vente, d’un financement, ou d’un arrangement familial, l’évaluation de son érablière par un Évaluateur agréé est une étape incontournable dans le processus.

L’évaluateur s’appuie principalement sur deux méthodes que sont la méthode par comparaison et la méthode du coût. La méthode du revenu ne sera appliquée que si elle est correctement documentée, en particulier sur les taux de rendement adaptés et à jour, ainsi que sur le revenu à considérer.

Le nombre d’entailles, la détention d’un contingent, le potentiel acéricole, la qualité du peuplement, et l’adéquation avec les bâtiments et installations sont autant d’indicateurs considérés par l’évaluateur.  En tous cas, la qualité de son travail dépend grandement de sa connaissance et de son observation du marché et des bases de données qu’il a à sa disposition.

Quelle que soit la méthode utilisée, la valeur obtenue est une valeur marchande, qui représente le prix payé par un acheteur avisé, dans un intervalle de temps raisonnable. Celle-ci est l’unique valeur pour permettre un financement, fixer son prix de vente ou bien transmettre son outil de production.

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